Vous préparez une rupture conventionnelle avec votre employeur. Vous pensez à l’indemnité, à la date de départ, à vos droits au chômage. Il y a un autre point que vous pouvez mettre sur la table : un accompagnement pour la suite, financé par l’entreprise. C’est ce qu’on appelle un outplacement. Voici pourquoi le demander, à quel moment, et comment.
La rupture conventionnelle en quelques repères
- Elle ne concerne que les CDI et repose sur un accord entre le salarié et l’employeur.
- L’indemnité ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, ou à l’indemnité prévue par la convention collective si elle est plus favorable. Au-delà de ce minimum, le montant se négocie.
- Vous pouvez percevoir l’allocation chômage si vous remplissez les conditions.
- Pour un salarié protégé (élu du personnel, par exemple), la rupture doit être autorisée par l’inspecteur du travail.
Le calendrier, et le bon moment pour demander un outplacement
- Le ou les entretiens. Il faut au moins un entretien entre vous et votre employeur pour vous mettre d’accord sur le principe de la rupture et sur ses conditions. C’est le moment de parler de l’outplacement, en même temps que de l’indemnité et de la date de départ.
- La signature de la convention. Elle fixe notamment la date de rupture et le montant de l’indemnité.
- Le délai de rétractation. Chacun dispose de 15 jours calendaires, à partir du lendemain de la signature, pour revenir sur sa décision.
- L’homologation. La demande est envoyée à l’administration (la DREETS) par le téléservice TéléRC. Elle dispose de 15 jours ouvrables pour répondre ; sans réponse dans ce délai, l’homologation est acquise.
- Le départ. Le contrat peut être rompu au plus tôt le lendemain de l’homologation.
Ces repères sont généraux, et votre convention collective peut prévoir des règles plus favorables. Pour votre situation précise, renseignez-vous auprès de vos représentants du personnel, d’un avocat ou du Code du travail numérique.
Pourquoi demander un outplacement
Une rupture conventionnelle se signe souvent vite, et l’on se retrouve quelques semaines plus tard face à une question vertigineuse : et maintenant ? Un outplacement vous aide à y répondre méthodiquement, au lieu d’envoyer des candidatures au hasard en attendant que l’envie revienne.
Pour l’employeur, c’est un geste qui montre que le départ se fait en bons termes, et qui aide réellement la personne à rebondir.
Ce que contient un outplacement
Pour demander un outplacement, mieux vaut savoir ce que l’on demande. Chez Praxis Accompagnement, il comprend :
- un premier entretien pour faire le point sur votre situation, vos contraintes et votre calendrier ;
- un bilan de votre parcours : compétences, valeurs, motivations, avec des tests ;
- la construction du projet : retrouver le même métier ailleurs, changer de secteur, vous former ou créer votre activité ;
- la recherche d’emploi : CV, profil LinkedIn, candidatures ciblées, préparation aux entretiens, réseau local ;
- le suivi jusqu’à la prise de poste, puis un point pendant la période d’essai.
Comment le négocier
- Abordez-le pendant les entretiens, avant la signature, au moment où vous discutez des conditions du départ.
- Présentez-le comme une solution : vous voulez retrouver rapidement un emploi, et l’entreprise a intérêt à un départ serein.
- Soyez précis : quel cabinet, quel contenu, quelle durée, et le fait que l’entreprise règle directement le cabinet. Arrivez avec un devis, c’est plus facile à accepter qu’une demande floue.
- Faites-le mettre par écrit avec votre employeur. Pour la forme exacte de cet engagement, faites-vous conseiller par un avocat ou par vos représentants du personnel.
Un exemple de formulation, à adapter : « Je souhaite que mon départ se passe dans de bonnes conditions et retrouver rapidement un poste. Je vous propose que l’entreprise prenne en charge un accompagnement en outplacement auprès d’un cabinet. J’ai demandé un devis, que je peux vous transmettre. »
Outplacement ou bilan de compétences ?
Les deux se complètent mais ne répondent pas au même besoin :
- Le bilan de compétences sert à définir un projet professionnel. Il est finançable par votre CPF, que votre employeur accepte ou non de vous accompagner.
- L’outplacement inclut ce travail quand il est nécessaire, puis vous accompagne dans la recherche d’emploi jusqu’au nouveau poste. Il est en général financé par l’employeur.
Si vous savez déjà quel poste viser, l’outplacement est le plus adapté. Si vous ne savez plus du tout vers quoi aller, un bilan peut être la bonne première étape.
Si votre employeur refuse
Tout n’est pas perdu. Vous pouvez financer un accompagnement vous-même, ou vous appuyer sur les dispositifs ouverts à tous : le conseil en évolution professionnelle, gratuit, et le bilan de compétences à Saint-Étienne, finançable par votre CPF. Et si votre départ est finalement un licenciement économique, le CSP prévoit son propre accompagnement.
Questions fréquentes
Peut-on demander un outplacement après la signature ?
Rien ne l’interdit, mais vous n’avez alors plus de levier de négociation : l’employeur est libre d’accepter ou non. Mieux vaut l’aborder pendant les entretiens.
Qui choisit le cabinet ?
C’est un point à négocier. L’employeur peut avoir un prestataire habituel, mais vous pouvez proposer un cabinet en qui vous avez confiance, par exemple un cabinet proche de chez vous.
L’indemnité est-elle négociable ?
Oui, au-dessus du minimum légal ou conventionnel. L’outplacement est un élément de négociation différent : il ne remplace pas l’indemnité, il s’y ajoute.
Vous préparez votre départ ?
Praxis Accompagnement accompagne les salariés de Saint-Étienne et de la Loire depuis 18 ans, en cabinet ou à distance. Découvrez notre outplacement à Saint-Étienne ou réservez un entretien gratuit de 15 minutes : nous pouvons vous aider à préparer la demande et vous établir un devis.