La question arrive toujours dans les trois premières minutes d’un appel : « et ça coûte combien ? » La réponse honnête tient en deux temps, parce qu’il y a deux prix — celui affiché par l’organisme, et celui que vous sortirez réellement de votre poche. Les deux n’ont presque rien à voir.

Et 2026 a tout changé sur ce point. Deux décrets ont plafonné la prise en charge, une participation forfaitaire est apparue, et une règle d’espacement a été instaurée. Voici l’état exact des choses.

Ce que vous paierez, vous

Commençons par la seule réponse qui compte vraiment.

Vous êtes salarié et vous financez avec vos droits formation : vous paierez 150 €. C’est la participation forfaitaire instaurée le 2 avril 2026 par le décret n° 2026-234. Elle est identique quel que soit le prix du bilan de compétences, et elle se règle directement sur la plateforme au moment de l’inscription.

Vous êtes demandeur d’emploi inscrit : vous en êtes exonéré. Zéro euro de participation.

Votre dossier bénéficie d’un abondement de l’employeur ou d’un cofinancement : vous en êtes également exonéré.

Voilà pourquoi la question « combien ça coûte » est mal posée. Pour l’immense majorité des salariés qui nous appellent, la réponse est : cent cinquante euros.

Prenons notre cas, en toute transparence. Le bilan de compétences Praxis Accompagnement est facturé 1 700 €. Sur cette somme, vous réglez 150 € de participation forfaitaire ; les 1 550 € restants sont couverts par vos droits formation, sous le plafond légal. Votre reste à charge est donc de 150 €, et rien d’autre. Aucun complément à prévoir, aucune surprise en cours de route.

Le plafond de 1 600 €, et ce qui se passe au-dessus

Depuis 2026, les droits formation ne prennent plus en charge un bilan de compétences que jusqu’à 1 600 € (décrets n° 2026-126 et 2026-127). Au-delà, la différence doit être couverte autrement : reste à charge personnel, abondement de l’employeur, ou cofinancement.

Attention à l’arithmétique, souvent mal comprise. Le plafond porte sur la prise en charge, pas sur le prix affiché. Votre participation de 150 € venant s’ajouter aux 1 600 € pris en charge, un bilan reste intégralement couvert jusqu’à 1 750 €. Ce n’est qu’au-delà de ce seuil qu’un complément devient nécessaire.

Notre tarif de 1 700 € se situe volontairement sous cette limite, précisément pour qu’aucun euro imprévu ne vienne s’ajouter aux 150 €. Si un organisme vous annonce un montant nettement supérieur, posez-lui la question directement : qui paiera la différence ? Elle est légitime, et la réponse est instructive.

Pourquoi les prix affichés vont du simple au triple

On trouve des bilans à 900 € et d’autres à 2 500 €. L’écart ne s’explique pas par la qualité du café.

Ce que vous achetez, ce sont des heures d’accompagnement individuel avec un consultant. Le reste — les tests, les questionnaires, les plateformes en ligne — coûte quasiment zéro à produire et se duplique à l’infini. Un bilan à 900 € est presque toujours un bilan où l’essentiel du travail vous est renvoyé sous forme de modules à faire seul devant un écran.

Le législateur s’en est d’ailleurs saisi. Depuis 2026, seules les heures d’accompagnement effectivement réalisées par le prestataire sont finançables : le temps de travail personnel du bénéficiaire ne peut plus être facturé, ce qui assainit une partie du marché. Un projet de décret prévoit par ailleurs d’imposer une durée minimale d’accompagnement ; à ce jour, il n’est pas publié. Le plafond légal, lui, reste fixé à vingt-quatre heures.

La bonne question à poser à un organisme n’est donc pas « combien ? » mais : combien d’heures en face-à-face avec un consultant, et lequel ?

La règle des cinq ans

Point souvent découvert trop tard : vous ne pouvez pas mobiliser vos droits formation pour un bilan si vous en avez déjà fait financer un au cours des cinq années précédentes. La règle vise tout financement par un tiers — CPF, employeur, OPCO, France Travail, région — et pas seulement les fonds publics.

La logique se défend — un bilan pose un projet à plusieurs années, il n’est pas censé se refaire tous les dix-huit mois. Mais si vous êtes dans ce cas, vérifiez-le avant d’engager la démarche, et regardez du côté des autres financements ci-dessous.

Les autres voies de financement

Votre employeur. Un bilan peut être financé sur le plan de développement des compétences de l’entreprise. C’est fréquent lors d’une réorganisation ou d’une mobilité interne, et cela n’enlève rien à la confidentialité de vos résultats, que la loi protège quel que soit le financeur — un point détaillé dans notre article sur bilan de compétences et employeur.

France Travail. Pour les demandeurs d’emploi, une aide individuelle à la formation peut compléter ou remplacer les droits acquis, sur validation du conseiller.

Les fonds des indépendants. Artisans, commerçants et professions libérales relèvent de leurs propres fonds d’assurance formation — AGEFICE, FIF PL et équivalents selon le statut.

Les aides régionales. Elles existent, varient selon le territoire et le statut, et méritent d’être vérifiées au cas par cas.

Le détail de la procédure et les montants à jour figurent sur notre page dédiée au financement du bilan de compétences avec le CPF.

Ce que recouvre notre accompagnement

Chez Praxis Accompagnement, un bilan est facturé 1 700 € et représente jusqu’à 24 heures, dont au minimum 13 heures d’accompagnement individuel, réparties sur trois à cinq mois. Ce calendrier n’est pas un confort d’organisation : l’essentiel du travail se produit entre les séances, quand une idée décante et qu’une hypothèse se confronte au réel.

Les trois phases réglementaires — préliminaire, investigation, conclusions — sont détaillées dans notre article sur les 3 phases du bilan de compétences.

En présentiel à Saint-Étienne, dans la Loire et la Haute-Loire

Praxis Accompagnement reçoit uniquement en présentiel, dans ses locaux du centre de Saint-Étienne, 3 place Antonin Moine.

C’est directement lié à ce qui précède. Puisque ce que vous payez, ce sont des heures avec un consultant, autant qu’elles se déroulent dans les conditions où elles produisent le plus. Un doute sur son métier, une envie de partir qu’on n’a formulée à personne, une compétence qu’on n’ose pas revendiquer : ces choses-là se disent en face à face, dans un bureau fermé — pas dans une fenêtre de visioconférence entre deux réunions.

Nous accompagnons les salariés et les demandeurs d’emploi de la Loire (42) et de la Haute-Loire (43) : Saint-Étienne et son agglomération, le Forez, la vallée du Gier et l’Ondaine.

En résumé

  • Le bilan Praxis Accompagnement est facturé 1 700 €, dont 150 € seulement à votre charge si vous êtes salarié — 0 € si vous êtes demandeur d’emploi inscrit ou si le dossier est cofinancé.
  • Prise en charge plafonnée à 1 600 € depuis 2026 : un bilan reste donc entièrement couvert jusqu’à 1 750 €, participation comprise.
  • Le nombre d’heures d’accompagnement individuel, plafonné à 24 heures par la loi, est le vrai indicateur de ce que vous achetez.
  • Cinq ans de carence dès lors que le bilan précédent a été financé par un tiers, quel qu’il soit.
  • Autres voies : employeur, France Travail, fonds des indépendants, aides régionales.

Pour connaître le montant exact qui vous concerne — droits disponibles, exonération, reste éventuel — réservez un rendez-vous d’information gratuit. Une demi-heure suffit à faire le calcul, sans engagement.