Il arrive un moment où l’on a envie de s’arrêter pour regarder où l’on en est. Parfois, c’est lié à un événement : un anniversaire, un départ, une réorganisation. Parfois, c’est plus diffus : une petite lassitude, une impression de ne plus avancer, la sensation que quelque chose devrait changer sans savoir quoi.
Faire le point sur sa carrière n’exige pas d’avoir un problème, ni de vouloir tout changer. Il suffit de prendre un peu de temps, de façon organisée. Les six questions ci-dessous vous aideront à commencer seul. À la fin, vous saurez si cette réflexion vous suffit, ou si un bilan de compétences vous serait utile pour aller plus loin.
Notre conseil : répondez par écrit, sans chercher à bien faire. Écrire oblige à préciser ce qui reste flou dans votre tête. Prenez une heure, dans un endroit calme, loin de votre poste de travail.
1. Qu’est-ce qui me donne de l’énergie, et qu’est-ce qui m’en prend ?
Pensez à votre dernière semaine de travail. Quelles tâches vous ont donné de l’élan ? Lesquelles vous ont vidé, même si vous les faites très bien ?
Cette distinction est importante. Être compétent dans une tâche ne veut pas dire qu’elle vous convient. Beaucoup de personnes sont reconnues pour ce qu’elles aiment le moins faire, et leur carrière s’est construite là-dessus. Notez deux colonnes, et regardez quelle part de votre temps se trouve dans chacune.
2. Qu’est-ce que je sais faire, au-delà de mon intitulé de poste ?
Votre titre décrit mal votre valeur. Essayez de nommer vos savoir-faire en verbes : organiser, négocier, transmettre, dépanner, rassurer, analyser. Pensez aussi aux compétences acquises hors du travail, dans une association, une famille ou un projet personnel.
Si vous manquez d’idées, demandez à deux ou trois personnes de confiance ce qu’elles viennent chercher chez vous. Vous verrez sans doute apparaître des compétences que vous ne remarquez plus.
3. Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi aujourd’hui ?
Choisissez, parmi ces mots, les trois qui comptent le plus : sécurité, autonomie, utilité, reconnaissance, revenu, équilibre, apprentissage, relations, créativité. Puis demandez-vous si votre travail actuel les respecte.
Un malaise professionnel vient souvent d’un écart entre vos valeurs et votre quotidien. Vous pouvez aussi faire notre test de valeurs professionnelles pour affiner votre réponse.
4. Où en suis-je par rapport à ce que je voulais ?
Souvenez-vous de ce que vous imaginiez au début de votre vie professionnelle. Êtes-vous arrivé là où vous vouliez aller ? Ces objectifs sont-ils encore les vôtres, ou appartenaient-ils à la personne que vous étiez alors, à vos parents, à votre entourage ?
Il n’y a pas de mauvaise réponse. Certaines ambitions se sont réalisées, d’autres ont perdu leur importance, et d’autres encore mériteraient d’être reprises.
5. Qu’est-ce que je ne veux plus ?
C’est parfois la question la plus simple, et la plus utile. Il est souvent plus facile de savoir ce qu’on refuse que ce qu’on désire. Listez ce que vous ne voulez plus : un certain rythme, un type de management, de longs trajets, des tâches répétitives, un milieu qui ne vous ressemble pas.
Relisez ensuite cette liste et transformez chaque refus en souhait. « Je ne veux plus travailler seul » devient « Je veux faire partie d’une équipe ». Vous commencez ainsi à dessiner ce qui vous conviendrait.
6. Si rien ne change, où serai-je dans cinq ans ?
Imaginez que tout continue comme aujourd’hui. Même poste, mêmes journées, mêmes projets. Comment vous sentez-vous face à cette image ?
Si elle vous convient, très bien : votre réflexion vous aura peut-être confirmé que vous êtes au bon endroit, avec quelques ajustements à faire. Si elle vous inquiète, c’est une information importante. Vous n’avez pas à agir tout de suite, mais à prendre ce signal au sérieux.
Que faire de vos réponses ?
Relisez l’ensemble après quelques jours. Trois situations se présentent en général.
Vous êtes globalement au bon endroit. Quelques ajustements suffiront : parler de vos envies à votre manager, proposer une nouvelle mission, ou suivre une formation.
Vous voyez une direction. Il vous reste à la vérifier. Rencontrez des personnes qui font ce métier, et commencez à définir votre projet professionnel.
Vous êtes perdu. Rien de grave, mais c’est le signe qu’un regard extérieur vous fera gagner du temps. Le conseil en évolution professionnelle est gratuit et peut constituer une première étape.
Le CEP ne fait pas le travail d’un bilan de compétences : il vous aide à vous repérer, à vous informer et à connaître les dispositifs. Pour analyser en profondeur votre situation et vérifier vos pistes, il faut un bilan. Praxis Accompagnement propose uniquement ce second accompagnement, et ne réalise pas de CEP.
Faut-il se faire accompagner ?
Un accompagnement devient intéressant lorsque vous tournez en rond, lorsque vos réponses se contredisent, ou lorsque la décision à prendre a des conséquences importantes. Une personne extérieure vous pose les questions que vous évitez, et elle vous aide à distinguer ce que vous voulez vraiment de ce que l’on attend de vous.
Si vous êtes dans la Loire, sachez que l’échange en face à face change souvent la qualité de la réflexion. S’asseoir en face de quelqu’un, une heure, sans téléphone et sans enjeu dans votre entreprise, permet de dire des choses qu’on n’ose pas formuler ailleurs.
Chez Praxis Accompagnement, vous êtes suivi par le même consultant du début à la fin, au cabinet en centre-ville de Saint-Étienne ou à distance. Pour en parler sans engagement, vous pouvez réserver un rendez-vous d’information gratuit.
Questions fréquentes
Il n’y a pas de règle. Tous les trois à cinq ans est un bon repère, ou lors d’un changement important dans votre travail ou votre vie.
Oui. Cette réflexion sert aussi à confirmer vos choix et à mieux profiter de votre poste actuel.
Une à deux heures suffisent pour répondre aux questions. Laissez ensuite passer quelques jours avant de relire vos réponses.
Pas forcément. Commencez par réfléchir pour vous. Vous pourrez ensuite choisir ce que vous souhaitez partager, par exemple lors de votre entretien de parcours professionnel.